Water, Land en Dijken - Eau, Terre et Digues, un exemple à suivre

Water, Land en Dijken - Eau, Terre et Digues, un exemple à suivre.

A la fin des années 1990, des agriculteurs néerlandais ont souhaité s’organiser dans des coopératives environnementales, ou coopératives « nature ». Il s’agissait d’abord pour eux de réagir aux contraintes agri-environnementales imposées par la réforme de la Politique Agricole Commune. Ils souhaitaient reprendre à leur compte les questions de développement durable, pour y apporter des réponses nuancées, ancrées dans leur territoire.

Les agriculteurs se sont donc regroupés dans ces coopératives autour de leur ancrage territorial, et non du type de production de leur exploitation. Autre caractéristique notable : ces coopératives créent un lien entre la société civile et les agriculteurs. Les acteurs locaux, les citoyens intéressés peuvent y adhérer et participer à la réflexion sur les questions environnementales et aux actions qui en découlent. Une façon aussi pour les agriculteurs de faire comprendre et reconnaître leur rôle dans l’entretien des paysages dont les citadins profitent lors de leurs loisirs.
La coopérative Water-Land-Dijken conduit depuis trois ans l’un des quatre programmes pilotes mis en place par le gouvernement néerlandais afin de contractualiser la gestion de l’environnement entre les agriculteurs et le reste de la société. Elus locaux, consommateurs et associations écologistes siègent au conseil d’administration de la coopérative. Environ 600 bénévoles assistent les agriculteurs dans la protection des oiseaux.

Les actions de protection de l’environnement sont subventionnées par l’Etat. A leur mission initiale de protection de la biodiversité et du paysage, certaines coopératives ont ajouté d’autres activités, telles que l’appui au tourisme au plein air ou la sensibilisation du grand public à ces questions.

Aujourd’hui, plus de 150 coopératives de ce type existent aux Pays-Bas. 10 % des agriculteurs du pays y participent (dont 65 % de producteurs laitiers), cultivant 25 % de la surface agricole utile totale.

Comme l’a souligné Stéphane Le Foll lors de sa visite, il ne s’agit pas pour la France de copier le modèle néerlandais, mais de s’inspirer de ce type de démarche collective d’agriculteurs. Ainsi, les Groupements d’intérêt économique et environnementaux (GIEE), inscrits dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt doivent permettre aux agriculteurs français de se rassembler pour développer des systèmes adaptés à chaque territoire, afin d’améliorer la performance économique et écologique des exploitations.

  • 01/04/2014
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