• Stéphane Le Foll constate l’accord de l’ensemble des acteurs de la filière bovine

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    Stéphane Le Foll constate l’accord de l’ensemble des acteurs de la filière bovine

    Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement a réuni, mercredi 17 juin, les acteurs de la filière de la viande bovine ainsi qu’il s’y était engagé lors d’une première réunion le 12 mai dernier. Conscient des difficultés des éleveurs et de la situation de tension très forte sur le terrain avec des blocages d’abattoirs, Stéphane Le Foll a appelé l’ensemble des acteurs économiques de la filière et en particulier les abatteurs et les distributeurs à faire preuve de responsabilité en permettant que les prix de vente de la viande bovine conduisent à une juste rémunération des éleveurs. Les différents participants, distributeurs comme abatteurs, ont confirmé leur engagement dans ce sens pour une remontée progressive des cours des bovins abattus en commençant dès cette semaine par une hausse du prix d’achat des animaux. Le 12 mai dernier, le ministre avait annoncé des mesures d’urgence pour les éleveurs qui doivent faire face à des situations de trésorerie difficiles notamment par l’annonce d’une première enveloppe de 3.5 millions d’euros de crédits pour la prise en charge des cotisations sociales des éleveurs mais aussi une fonds d’allègement des charges à hauteur de 2 millions d’euros. Stéphane Le Foll a annoncé à l’occasion de la table-ronde d’aujourd’hui un doublement de l’enveloppe MSA, portant ainsi à 7 millions d’euros la prise en charge des cotisations sociales. Les éleveurs pourront par ailleurs bénéficier d’exonérations sur la taxe sur le foncier non bâti. De façon structurelle, le ministre a également demandé que la transparence soit améliorée au sein de la filière, que ce soit sur les modalités de fixation du prix des carcasses (dispositif de présentation-pesée-classement des carcasses) ou en proposant un indicateur relatif au steak haché qui représente une part majeure de la valorisation des viandes bovines. Sur la question des promotions, le ministre a demandé à l’interprofession d’objectiver au plus vite la situation et de faire des propositions au plus tard le 1er septembre pour trouver la solution la plus appropriée. Le ministre a salué les travaux conduits au sein de l’interprofession pour parvenir à une amélioration qualitative de la viande bovine et appelé les acteurs à rendre ce dispositif opérationnel dans les meilleurs délais. Cette démarche doit être couplée avec la généralisation de l’utilisation du logo « viande bovine française » qui doit être présent sur tous les produits répondant au cahier des charges, y compris lorsqu’il s’agit de produits transformés. Le Ministre a confirmé la mobilisation de l’Etat pour développer l’approvisionnement local pour la restauration collective dont il la responsabilité. Il a cité en exemple le travail engagé avec le ministère de la Défense, qui utilise pour l’alimentation des armées une très grande majorité de viandes françaises et qui souhaite encore progresser en la matière. Il convient également de consolider les marchés à l’export. Ils représentent un débouché majeur pour la filière sur lequel il faut chercher à créer de la valeur. Le ministre a annoncé la mise en place d’une plateforme collective pour structurer les acteurs à l’export. Elle doit permettre à la France de s’organiser au plus vite pour saisir des opportunités commerciales.  Le Ministre a également appelé la filière à travailler à un renforcement de la notoriété des viandes françaises à l’étranger, notamment en donnant un prolongement au logo « viande de France » pour l’export. Cette table ronde a ainsi permis de déterminer une feuille de route à la fois pour répondre aux urgences de court terme et pour recréer de la valeur au bénéfice de tous les maillons et ainsi pérenniser l’élevage bovin viandes sur tout notre territoire.

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  • Journée champêtre au restaurant l'Auri

    Alimentation

    Journée champêtre au restaurant l'Auri

    Le 18 juin 2015, le restaurant interministériel (Auri) commun notamment au ministère en charge de l'agriculture, et aux services du Premier ministre s'est transformé en mini-ferme afin de placer cette journée sous le signe des produits de qualité et du terroir. Le chef exécutif de l'Auri, Emmanuel Picard, ainsi que sa directrice Margo Harley, ont ainsi pu mettre à l'honneur les producteurs qui fournissent cette cantine de 1600 couverts/jour et leurs produits et rappeler l'importance de la restauration collective dans la vie de chacun.

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  • Cultiver son champ de bataille

    Agricultures

    Cultiver son champ de bataille

    Jean-Luc Pamart est exploitant agricole à la ferme de Confrécourt entre Soissons et Compiègne. Pendant la Grande Guerre, ses 250 hectares sont devenus un champ de bataille, et son exploitation fut coupée en deux par la ligne de front qui traversait les parcelles de la ferme. 100 ans après les combats, la présence de la guerre se fait toujours sentir : obus qui remontent à la surface lors des labours, tracteur pris au piège dans un cagna, ou pire parfois, la découverte de corps de disparus, de charniers. « L'homme oublie, la terre lui rappelle ». Moitié agriculteur et moitié historien comme il aime se présenter, Jean-Luc Pamart est le gardien de ces âmes errantes et surtout de la mémoire de ces poilus qui, comme lui, étaient majoritairement des paysans. À travers son portrait, nous questionnons le lien entre l'agriculture et la Grande Guerre raconté par un agriculteur. Qui étaient les agriculteurs poilus ? Comment vivaient-ils cette guerre ? Quel est le sacrifice du monde rural ? Après la guerre, comment exploiter une terre meurtrie par les combats ? Comment faire œuvre de mémoire lorsque l'on est agriculteur dont le but est de travailler la terre ? Pourquoi la Grande Guerre, au-delà du centenaire, nous touche encore ?   Un film de Thomas Ermel 16/9 - 31'

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Stéphane Le Foll constate l’accord de l’ensemble des acteurs de la filière bovine 18-06-2015 - 290 vues - note 3/5 Stéphane Le Foll constate l’accord de l’ensemble des acteurs de la filière bovine Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement a réuni, mercredi 17 juin, les acteurs de la filière de la viande bovine ainsi qu’il s’y était engagé lors d’une première réunion le 12 mai dernier. Conscient des difficultés des éleveurs et de la situation de tension très forte sur le terrain avec des blocages d’abattoirs, Stéphane Le Foll a appelé l’ensemble des acteurs économiques de la filière et en particulier les abatteurs et les distributeurs à faire preuve de responsabilité en permettant que les prix de vente de la viande bovine conduisent à une juste rémunération des éleveurs. Les différents participants, distributeurs comme abatteurs, ont confirmé leur engagement dans ce sens pour une remontée progressive des cours des bovins abattus en commençant dès cette semaine par une hausse du prix d’achat des animaux. Le 12 mai dernier, le ministre avait annoncé des mesures d’urgence pour les éleveurs qui doivent faire face à des situations de trésorerie difficiles notamment par l’annonce d’une première enveloppe de 3.5 millions d’euros de crédits pour la prise en charge des cotisations sociales des éleveurs mais aussi une fonds d’allègement des charges à hauteur de 2 millions d’euros. Stéphane Le Foll a annoncé à l’occasion de la table-ronde d’aujourd’hui un doublement de l’enveloppe MSA, portant ainsi à 7 millions d’euros la prise en charge des cotisations sociales. Les éleveurs pourront par ailleurs bénéficier d’exonérations sur la taxe sur le foncier non bâti. De façon structurelle, le ministre a également demandé que la transparence soit améliorée au sein de la filière, que ce soit sur les modalités de fixation du prix des carcasses (dispositif de présentation-pesée-classement des carcasses) ou en proposant un indicateur relatif au steak haché qui représente une part majeure de la valorisation des viandes bovines. Sur la question des promotions, le ministre a demandé à l’interprofession d’objectiver au plus vite la situation et de faire des propositions au plus tard le 1er septembre pour trouver la solution la plus appropriée. Le ministre a salué les travaux conduits au sein de l’interprofession pour parvenir à une amélioration qualitative de la viande bovine et appelé les acteurs à rendre ce dispositif opérationnel dans les meilleurs délais. Cette démarche doit être couplée avec la généralisation de l’utilisation du logo « viande bovine française » qui doit être présent sur tous les produits répondant au cahier des charges, y compris lorsqu’il s’agit de produits transformés. Le Ministre a confirmé la mobilisation de l’Etat pour développer l’approvisionnement local pour la restauration collective dont il la responsabilité. Il a cité en exemple le travail engagé avec le ministère de la Défense, qui utilise pour l’alimentation des armées une très grande majorité de viandes françaises et qui souhaite encore progresser en la matière. Il convient également de consolider les marchés à l’export. Ils représentent un débouché majeur pour la filière sur lequel il faut chercher à créer de la valeur. Le ministre a annoncé la mise en place d’une plateforme collective pour structurer les acteurs à l’export. Elle doit permettre à la France de s’organiser au plus vite pour saisir des opportunités commerciales.  Le Ministre a également appelé la filière à travailler à un renforcement de la notoriété des viandes françaises à l’étranger, notamment en donnant un prolongement au logo « viande de France » pour l’export. Cette table ronde a ainsi permis de déterminer une feuille de route à la fois pour répondre aux urgences de court terme et pour recréer de la valeur au bénéfice de tous les maillons et ainsi pérenniser l’élevage bovin viandes sur tout notre territoire.